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Chronologie d’une signature

Françoise Mortier |  Septembre 2014

Compte tenu de l’existence de nombreux homonymes, il me paraît important de revenir sur l’historique des signatures du peintre Antoine Mortier, né à Saint Gilles (Bruxelles), le 2 octobre 1908, décédé à Auderghem (Bruxelles), le 26 janvier 1999 et qui ne possédait qu’un seul prénom « Antoine ». La signature illustre et certifie dans ses déclinaisons temporelles le parcours artistique de mon père. La traduction non souhaitée de son prénom fera référence sans équivoque à l’œuvre de l’artiste anversois.

Quant aux autres homonymes toute génération confondue, leurs caractéristiques stylistiques suffisent pour ne pas les confondre lorsqu’on les compare attentivement.

« Antoine Mortier » est la première signature de l’artiste; elle identifie le travail à ses débuts et signe des toiles et des papiers qui se situent entre 1928 et 1940.

« Ant.Mortier » et/ou « AntMortier » apparaît vers 1940 alors qu’il chante au Théâtre royal de la Monnaie et qu’encouragé par son directeur Corneil de Thoran, le choriste affirme son identité plastique. « AntMortier » ou « Ant.Mortier » date les huiles comme les encres approximativement jusqu’en 1955.

Néanmoins, le « Mortier » seul peut apparaitre sur les grands lavis au début des années 1950.

Sa participation au Salon de la réalité à Paris en 51, ses expositions personnelles au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 1949, 1952, 1955, l’occupation d’un superbe atelier de 1953 à 1956 dans l’hôtel particulier de la Baronne Lambert affirment son style, sa personnalité comme sa signature; il l’utilise au recto comme au verso jusqu’à sa mort. On peut signaler également que le monogramme « AM » est intemporel et qu’il signe l’œuvre dans sa totalité qu’elle soit à l’huile, à l’encre ou sculptée de l’origine à la disparition de l’artiste.

Soyez attentif, Antoine Mortier signe discrètement dans la masse du recto et régulièrement au verso auquel il ajoute parfois, le titre et la date.

Remarque subsidiaire: Antoine Mortier a créé vers les années 1970 un cachet d’atelier en mémoire de la bague-cachet romaine dont il rêvait. Il a utilisé ce cachet rarement de son vivant et me destinait principalement son usage.